Je vais vous compter l’histoire de mon voisin et de son gazon. Mon voisin a sur son terrain un arbre, quelques fleurs et un très grand terrain gazonné.
Pendant l’été, il tond son gazon à toutes les semaines. Il ramasse le gazon coupé, et le met dans des sacs, qu’il dépose sur le bord du chemin. À l’automne, il ramasse également ses feuilles, qu’il dispose également.
Au printemps, il sarcle son terrain gazonné avec une machine à gaz très bruyante. Ça arrache tout ce qui n’est pas très bien implanté. Ensuite, il patche les trous avec du terreau tout usage qu’il a acheté au centre jardin, il sème de nouveau tout de suite après. Enfin, il arrose son terrain avec une bonbonne étrange, de loin ça ressemble à de l’engrais liquide. Parfois, il fait même venir une compagnie, qui arrose abondamment à son tour.
Notre jardin d’Éden
Sur mon terrain, je tonds le gazon trois fois par été. À la fin du mois de mai (après le mois de mai sans tondeuse), une autre fois vers la Saint-Jean-Baptiste. Ensuite, je laisse ma prairie fleurie pousser, jusqu’à l’automne. Je tonds alors une dernière fois, avant l’hiver. Je ne ramasse rien.
Au printemps, j’ajoute du BRF dans mes platebandes. Parfois, je remet du carton mouillé pour étouffer les adventices, avant de remettre une bonne couche de BRF. C’est tout.
Mon voisin, je le compare à une personne salariée : à chaque printemps et durant tout l’été, il doit recommencer (gagner son salaire, bûcher, et accumuler de l’argent pour payer ces dépenses). De mon côté, j’ajoute simplement un peu à chaque année (mes épargnes que j’investis).
Quelques années passent : son gazon est toujours tout aussi clairsemé à chaque printemps, sa monoculture n’est pas très résiliente. Il doit donc continuer sa routine, année après année.
La récolte
De mon côté, le jardin est luxuriant. Ce que je ne vous avais pas dit, c’est que j’ai planté aussi des fruitiers. Mes grands arbres font tranquillement de l’ombre sur la maison (ça me coûte moins cher en climatisation l’été) et les fruitiers nourrissent ma famille. Je suis rendu avec des énormes platebandes de fleurs et herbes indigènes qui égaient mes journées.
Alors, vous êtes plutôt terrain gazonné ou jardin anglais?
À bientôt les jardiniers,
Le Renard


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